Qui suis-je ?

Je suis métis et j’ai la chance d’avoir une merveilleuse double culture. J’ai vécu très jeune deux magnifiques voyages en Afrique qui m’ont ouvert beaucoup de choses.

C’est à l’époque du lycée en pleine adolescence que j’ai commencé à me poser beaucoup de questions existentielles… En total mal-être avec moi-même et la société, je me suis profondément demandé Qui-Suis-Je ? N’ayant à ce moment que la prière pour outil, j’ai demandé avec intensité de l’Aide à l’Univers…

Mes pas m’ont guidé vers le rayon spiritualité de la librairie et c’est ainsi que j’ai commencé l’exploration des sagesses orientales, de la méditation et du yoga. Passionné est un mot très faible pour décrire ma fascination pour ce nouveau monde.

J’ai commencé à pratiquer en autodidacte, un peu, beaucoup, énormément. M’asseoir pendant de longs moment pour visualiser ou pour respirer, me tordre dans tous les sens dans des postures toutes plus étranges les unes que les autres, jeûner un jour, deux jours, plusieurs jours…

Après deux ans d’efforts assidus en méditation, en hatha yoga, kriya yoga, yoga tibétain et autres réjouissances orientales, à l’issu d’un jeûne d’une semaine, tout mon être a explosé en une infinité de morceau dans le cosmos… C’est une période où je m’étais beaucoup replié sur moi-même et au plus profond de cette solitude, je me suis soudain senti comme connecté avec une famille invisible que je connaissais depuis toujours, et ces premières retrouvailles avec moi-même resteront à jamais gravées en moi.

Tout mon être était en vibration. Après quelques jours dans cet état extatique indescriptible, l’expérience s’estompa peu à peu. J’étais alors encore très loin de tout ce que j’allais continuer de découvrir… A la fois je sentais que je n’avais plus besoin de personne, que j’avais tout réalisé, et à la fois j’avais besoin de confronter mon expérience avec d’autres. Je me suis ainsi mis en quête de guides ou de maîtres.

J’ai rencontré un premier guide spécialiste dans l’interprétation des rêves et des expériences oniriques. Chaque mois, je le voyais pendant plusieurs heures pour lui raconter mes pépites nocturnes. Car je continuais de pratiquer très intensément pendant plusieurs heures par jour, ce qui me permettait de faire des rêves conscients chaque nuit.

Et puis après plusieurs mois à fond, au cours d’une méditation nocturne, ma respiration s’arrêta complètement. Je me suis retrouvé plongé dans un courant extatique intérieur pendant un temps que je ne saurais pas déterminer. J’ai reconnu pendant les jours qui ont suivi cet état de connexion totale, sur une octave encore plus forte que précédemment. Plus de perte de conscience nocturne, je passais de façon consciente de la veille au rêve lucide et du rêve lucide à la veille. Je sentais aussi mon égo enfler à la mesure de l’expérience et je compris qu’il pourrait être très facile de se prendre pour ce qu’on n’est pas. Dans cet état de communion, plus besoin de pratique, chaque geste, chaque sensation, chaque pensée, chaque instant est la pratique.

J’ai décider de quitter le guide que je suivais. L’analyse, l’interprétation, l’intellect, le blabla était à des années-lumière de l’expérience purement organique que je vivais. A nouveau je me retrouvais seul avec mes expériences et ma pratique. Et puis l’expérience s’estompa peu à peu…

C’est à travers un voyage en Afrique que je me suis reconnecté à cette intensité. J’y suis parti avec un mini sac de vêtements. Et aussi avec une énorme valise de question à propos de la méditation, des rêves, de la sexualité, de la souffrance, de l’éveil. Les aventures et les maîtres que j’ai rencontrés là-bas m’ont à nouveau propulsé dans des expériences que je ne raconterai pas ici mais au-delà de toutes mes attentes. Des désirs et des rêves dont je n’avais même pas conscience furent assouvis dans des proportions cosmiques.

Le retour de ce voyage ne fut pas moins intense, mais d’une toute autre nature… Le début d’un chaos sans nom. Aussi merveilleuses les expériences spirituelles peuvent être, loin d’être un aboutissement, elles vont généralement de pair avec l’entrée dans un certain nombre de problèmes…

Je me dis que j’ai vécu tout ce que je voulais vivre. Plus d’attente, plus de désir, je suis satisfait sur tous les plans de mon être, je peux mourir maintenant car je n’attends plus rien. J’ai vécu la couleur, je dois maintenant savourer et profiter d’un retour dans un noir et blanc sans aucune saveur !!! J’ai 26 ans au moment de ce retour, c’est un peu jeune pour mourir, et ça représente beaucoup d’année restantes à survivre dans la dépression totale.

Et puis je rencontre un maître. Gratitude infinie à sa présence, il sait car il a vécu bien pire encore que ce que j’ai traversé… Bien loin de l’image parfois austère que l’on peut se faire de la méditation ou du yoga, sa pratique est pure liberté, pure passion, pure émotion, pur espace, pur Amour. Sur l’immense désert totalement infertile de mon être il parvient à faire repousser le germe du désir… A l’eau de la pratique, de la foi et de la patience, la graine grandit et devient arbre. A maintenant 36 ans, c’est un arbre d’immense félicité qui ondule avec fluidité au gré du vent, au gré des rafales émotionnelles, des passions, de l’éveil, de la détresse, de l’amour et des myriades de choses que j’ai encore à vivre et découvrir !

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